Quelle posture et quelle gestuelle adopter lors d’une prise de parole ?
Lors d’une prise de parole, votre corps parle avant vous et en même temps que vous : une posture ancrée, un regard qui circule et des gestes ouverts appuient le message — un corps fermé ou agité le contredit.
L’ancrage : le socle
Les pieds à plat, écartés de la largeur du bassin, le poids réparti sur les deux jambes : cette position d’ancrage supprime les balancements et les piétinements qui trahissent la nervosité. Elle a aussi un effet interne : un corps stable envoie au cerveau un signal de stabilité, et le trac diminue. L’ancrage se travaille debout, mais son équivalent assis existe : dos en appui, deux pieds au sol.
Le regard : le lien
Le regard est le canal de la relation avec l’auditoire. Fuir les regards (fixer ses notes, l’écran, le fond de la salle) coupe ce lien. La technique de base consiste à balayer l’auditoire en s’arrêtant deux à trois secondes sur une personne à la fois — assez pour créer le contact, pas assez pour mettre mal à l’aise.
Les gestes : l’appui
Les gestes parasites (stylo trituré, mains dans les poches, bras croisés) captent l’attention au détriment du propos. À l’inverse, des gestes amples et ouverts, qui accompagnent les idées, renforcent la clarté du message. Le principe : mieux vaut peu de gestes assumés que beaucoup de gestes subis.
La présence physique — ancrage, gestuelle, regard — fait l’objet de la leçon 8 de la formation Communication constructive : le fond, la forme et la relation de Florence Bertrand.
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