Comment savoir si je suis en surcharge mentale ? Auto-diagnostic
Vous êtes probablement en surcharge mentale si votre esprit continue de travailler quand vous avez arrêté, si vous récupérez de moins en moins entre deux périodes intenses, et si vous avez du mal à dire ce qui vous donne encore de l’énergie. Voici quelques repères pour faire le point honnêtement.
Cinq questions à se poser
Est-ce que je pense au travail dès le réveil, avant même d’avoir posé un pied par terre ? Est-ce que je vérifie mes messages « au cas où », le soir ou le week-end ? Est-ce que des décisions simples me paraissent lourdes ? Est-ce que je me sens dispersé, en mode survie permanent ? Est-ce que je ressens un décalage entre ce qui compte pour moi et ce que je fais de mes journées ? Trois réponses positives ou plus méritent qu’on s’arrête sur le sujet.
Mesurer l’accumulation : l’échelle de Holmes et Rahe
La surcharge vient rarement d’un seul événement. Elle vient de l’accumulation. L’échelle de Holmes et Rahe, utilisée dans le parcours de Valérie et Olivier Broni, attribue des points à chaque événement de vie vécu sur les douze derniers mois : un changement de poste, un changement de responsabilités, un déménagement, un problème de santé d’un proche, un emprunt. Additionner ces points donne une idée objective de ce que votre organisme a dû absorber, et explique souvent pourquoi « ce n’est pas le moment » de rajouter une couche.
Faire le tri entre « je dois » et « je choisis »
Un exercice simple et révélateur consiste à lister ce qui occupe votre esprit et à marquer chaque élément : « je dois » ou « je choisis de ». Quand la colonne des obligations écrase celle des choix, la charge mentale n’est pas loin. L’exercice montre aussi que certaines « obligations » relèvent en fait de l’habitude, de la peur du jugement ou de la difficulté à lâcher prise.
Quand consulter
Si les signes durent depuis plusieurs semaines, si le sommeil est durablement perturbé ou si vous ressentez une détresse, parlez-en à votre médecin ou à la médecine du travail. Les outils de prévention sont utiles en amont ; ils ne se substituent pas à un accompagnement quand l’épuisement est installé.
Le parcours Alléger sa charge mentale, un parcours de 21 jours inclut un bilan initial, l’exercice « choix vs obligations » et l’échelle de Holmes et Rahe, avec un plan d’action personnel.
À lire aussi :